Hardloop, le 21 avril 2017

Comment les marques d'équipement outdoor s'engagent pour la planète ?

L'empreinte écologique de l'homme ne cesse d'augmenter. Il faut désormais une année et demi à la planète pour régénérer les ressources que nous consommons chaque année. Il est donc indispensable de repenser notre rapport à l'environnement. Nous avons la responsabilité de le préserver, en consommant moins mais mieux pour permettre aux générations futures de goûter au plaisir de marcher, courir, grimper et explorer une planète saine.

Sensibles à leur empreinte environnementale, voici comment les marques d'équipement outdoor s'engagent pour la planète !

« Celui qui déplace une montagne commence par déplacer de petites pierres. », cette citation de Confucius illustre parfaitement la démarche durable dans laquelle s'inscrivent un nombre croissant d'acteurs de tous bords.

Pierre Rhabi, fondateur du mouvement écologique Colibri, développe cette notion à travers une célèbre histoire amérindienne. Lors d'un feu de forêt, un colibri tente d'éteindre l'incendie en ramenant l'eau de la rivière avec son bec. Les autres animaux, moqueurs, lui demandent comment il compte éteindre le feu. C'est alors que le colibri répond « je fais ma part ». En d'autres termes, c'est par l'action de chaque individu, quelle que soit sa force, que des résultats concrets pourront être atteints.



À l'heure où le réchauffement climatique, les désastres écologiques et les maladies liées aux problèmes environnementaux avancent à grande vitesse, de plus en plus de marques d'équipements outdoor s'inscrivent dans cette logique. Dans ce secteur qui touche approximativement 20 millions de pratiquant en France, ces marques s'engagent tour à tour à fabriquer des vêtements plus respectueux de l'environnement, des consommateurs et des producteurs.

Ils suivent ainsi les 3 piliers principaux du développement durable, à savoir le pilier environnemental, social et économique. En effet, produire de façon durable signifie préserver les ressources naturelles, tout en garantissant des conditions de travail équitables pour le producteur, en développant ainsi l'économie locale du pays. Le désormais fameux « Penser global, agir local ». Un quatrième volet santé s'ajoute à cela, puisque de nombreuses marques de sport outdoor (montagne, running, etc.) s'engagent également à préserver la santé du consommateur, en supprimant tout produit potentiellement allergène.

Cette nouvelle étape chez les équipementiers sportifs fait suite à de longues années de production textile aux conséquences environnementales parfois néfastes. Afin de produire leurs textiles, une grande quantité d'eau, d'énergie et de produits dangereux (métaux lourds, phénols chlorés, colorants allergènes) étaient (et sont encore parfois) utilisés à l'instar de nombreux autres industriels de différents secteurs. De ce fait, c'est à la fois les ressources naturelles et la santé du consommateur qui est mise en danger. C'est notamment le cas pour les matériaux imperméables ou résistants à la chaleur, qui sont obtenus à partir de PFC (perfluorocarbures), un composant reconnu toxique. Ce dernier est par ailleurs très persistant dans l'environnement et contamine l'eau, l'air et la chaîne alimentaire.

Afin de faire face à ces enjeux de taille, certaines marques s'engage activement et offrent désormais des alternatives plus écologiques et moins nocives pour la santé humaine.

Chez Hardloop, nous travaillons activement à la promotion des sports de plein air. Préserver la nature est ainsi une de nos principales préoccupations. Nous souhaitons donc promouvoir l'action engagée de ces marques de sport de plein air qui, à travers une série d'engagements éthiques, s'inscrivent dans une logique durable et équitable.


I. Quels sont les labels durables de la filière textile des sports de plein air ?


1. Le label Bluesign®

Issu des montagnes helvétiques, Bluesign® a été créé en Suisse, par l'entreprise Schoeller Textil AG, en 1997. En l'an 2000, il devient un label international dédié à la production textile. Il s'agit à ce jour du label le plus complet en matière d'équipements de montagne.

Son rôle est de vérifier l'impact environnemental et sanitaire de chaque étape de production, en les soumettant à un contrôle strict. Ce contrôle a pour but de vérifier qu'aucune substance n'a été utilisée lors de la production de vêtements, sur toute la chaîne de fabrication.

Les 5 éléments clés de labellisation sont :

  • Les émissions atmosphériques
  • La pollution des eaux
  • La sécurité du consommateur
  • L'hygiène au travail et la sécurité professionnelle
  • La productivité des ressources

Afin de procéder à la vérification de ces éléments, Bluesign® a établi un cahier des charges précis, composé de toute une série de critères spécifiques. Ces critères se basent sur les trois piliers du développement durable (environnemental, social et économique).


► Le critère environnemental

Ce dernier stipule qu'aucune substance nuisible à l'environnement et aucun produit cancérigène ne peut être utilisé lors de la production. En parallèle, afin de bénéficier du label, les marques doivent mettre en place un plan de durabilité, concernant notamment la consommation d'eau, d'énergie et la gestion des déchets.

En outre, chaque matière première est notée en fonction de sa toxicité et de son impact environnemental avec un code couleur bien précis, permettant d'indiquer s'ils sont aptes à entrer dans le processus de fabrication. Bleu pour les usages sûrs, gris pour les manipulations spéciales et noir pour les produits interdits. Pour cette dernière catégorie, Bluesign® accompagne les sites de production, afin de les aider à trouver des produits alternatifs.

Parmi les matériaux écologiques préconisés chez Bluesign®, le Primaloft® en fait partie. Il s'agit d'une microfibre isolante fabriquée à partir de matériaux recyclés. Utilisé, entre autres, pour la fabrication de duvets ultra-isolants, le Primaloft® emmagasine un maximum de chaleur corporelle, tout en évacuant la transpiration à travers ses fibres. Il sèche également très rapidement (idéal en cas d'intempéries).




Son impact est moindre à niveau environnemental car il n'utilise aucun produit animal (contrairement à d'autres duvets fabriqués à partir de plumes de canard). Cette microfibre existe sous plusieurs formes, élaborées en fonction des usages de l'utilisateur. Ainsi, le Primaloft® Gold Insulation Eco, une matière particulièrement respirante, est fabriquée dans sa quasi-majorité à partir de fibres recyclées.

Les teintures textiles bénéficient d'un traitement tout particulier chez Bluesign®, afin de limiter l'impact environnemental. Ce sont, chaque année, 1,6 millions de piscines olympiques (soit plus de 126 000 litres d'eau par seconde) qui sont utilisées pour faire des teintures textiles ! Pas étonnant que de plus en plus de marques s'intéressent à des alternatives plus écologiques…

Enfin, chaque « input » (produits entrants dans la fabrication) tels que les fibres, produits chimiques ou l'énergie, est évalué. Il en est de même pour les « outputs » (produits finis), contrôlés afin de minimiser le gâchis d'eau, la pollution de l'air et la production de déchets. Dans cette optique, de nouveaux équipements ont été instaurés, afin de réduire considérablement les émissions de CO2, ainsi que des équipements de traitement des eaux usées. Avant de commencer la production, un audit est évalué par un institut indépendant afin de vérifier que les critères environnementaux sont bien respectés.


Le pilier social

Le bien-être des employés fait également partie des critères éthiques de Bluesign®. L'objectif est de leur garantir des conditions de travail optimales. Les critères sociaux du label sont basés sur les conventions de l'OIT (Organisation International du Travail), relative à la transformation du textile. Cela permet d'éviter ce à quoi font face de nombreux employés d'usines textiles comme le travail forcé, le travail des mineurs, la maltraitance ou la discrimination physique.

Afin de garantir aux employés un environnement sécuritaire, un cahier des charges strict leur est imposé. Il concerne, entre autres, la manipulation de matériaux potentiellement nocifs pour leur santé. Des formations sont également organisées afin de leur apprendre à manipuler ce type de produit, et des aménagements sont mis en place pour les protéger des nuisances sonores.

Ce volet social s'adresse également au consommateur, notamment à travers le choix de matériaux, qui fait partie des critères principaux de Bluesign®. Par exemple, afin de protéger au maximum la santé de l'utilisateur, l'utilisation du traitement Polygiene® sur la surface du tissu permet au vêtement de ne pas être en contact avec la flore bactérienne naturelle de la peau, évitant ainsi toute allergie ou irritation.


► Le pilier économique

L'un des objectifs clés de Bluesign® est de produire des textiles de qualité, tout en utilisant un nombre de ressources limité. Le but est à la fois de moins puiser dans les ressources naturelles, tout en effectuant des économies.

De plus en plus de marques d'équipement outdoor ont manifesté leur volonté de produire de manière durable et équitable. Elles ont donc effectué les démarches nécessaires pour bénéficier du label Bluesign®.


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2. La marque The North Face et le label Bluesign®

Au service des alpinistes depuis 1966, The North Face tient son nom du versant le plus redouté des montagnards, la face nord. La marque américaine se spécialise dans les équipements pour sportifs de haut niveau (alpinistes, skieurs, planchistes, coureurs d'endurance…).

Désirant prendre part au combat contre le changement climatique et minimiser son impact environnemental, la firme décide d'entreprendre ses démarches de labellisation en 2010.

D'un point de vue environnemental, le bilan est plus que positif. Entre 2010 et 2015, plus de 310 000 gallons d'eau sont économisés, soit l'équivalent de 470 piscines olympiques ! Pour couronner le tout, environ 3 965 tonnes de produits chimiques ont été économisées. Il ne fait pas de doute que les critères de labellisation sont une vraie machine de guerre en matière de sauvegarde des ressources naturelles.



L'un des exemples les plus parlants de leur performance écologique reste sans aucun doute l'iconique veste Denali. Créée en 1988 pour les grimpeurs Todd Skinner et Paul Diana, pour leur ascension du Salathe Wall, elle n'a cessé d'équiper les plus grands ascensionnistes.

Avec la labellisation Bluesign®, le processus de production de cette veste prit un virage à 180 degrés. Elle est désormais élaborée à partir de… plastique ! Alors que des millions de bouteilles en plastique atterrissent dans les décharges, The North Face a décidé de leur donner une seconde vie en les réintégrant dans plusieurs de ses vêtements. Autrefois produites à partir de pétrole, les polaires sont aujourd'hui fabriquées à partir de ces bouteilles. Résultat, près de 30 millions de bouteilles en plastique sont recyclées chaque année.

Autre changement révolutionnaire de la marque : le procédé de séchage. Dans sa première version, le séchage utilisait une quantité considérable d'eau et de produits chimiques. Grâce à de nouvelles techniques innovantes, le nouveau système de séchage permet d'économiser près de la moitié d'eau par rapport à la technique originale et la même quantité de produits chimiques.

Un processus de recyclage a également été mis en place pour les tissus non utilisés, afin de pouvoir les transformer en de nouveaux vêtements. La marque a réalisé que sur dix vestes fabriquées, 4 nouvelles vestes pouvaient être créées à partir des tissus restants. Cette initiative illustre bien la volonté de la marque de préserver au maximum les ressources naturelles, en produisant moins mais mieux.

Des résultats similaires ont été observés grâce à la labellisation OEKO-TEX®, qui fait partie des protagonistes clés en matière de certification environnementale.


3. Le Label OEKO-TEX®

En 25 ans (de 1992 à nos jours), OEKO-TEX® est devenu le label de certification le plus répandu au monde en matière de textiles écologiques, exempts de produits toxiques pour le corps et l'environnement.

Il est né dans les années 1990, sous l'initiative de l'institut allemand de recherche Hohenstein. Sa venue donne naissance à une nouvelle ère pour les textiles. Ils peuvent désormais être garantis non-toxiques d'un point de vue sanitaire et environnemental. Avant l'arrivée d'OEKO-TEX®, aucun label ne permettait d'évaluer la potentielle toxicité des produits textiles.

Tout comme son homologue Bluesign®, ce label soumet toute la chaîne de production à une série de critères, afin de garantir la durabilité de chaque étape de fabrication. Plus le contact avec la peau est important, plus les critères sont élevés.

4 classes de produits sont différenciées, afin de prendre les mesures nécessaires selon l'utilisation du produit. Par exemple, les articles pour bébés sont classés dans une catégorie à part (classe de produits I), tout comme les textiles les plus en contact avec la peau (sous-vêtements, linge de lits, etc.).

Afin de vérifier le respect de ces critères, OEKO-TEX® fait appel à des auditeurs indépendants, qui vérifient que tous ces critères aient bien été respectés. 18 instituts indépendants de recherche sont membres d'OEKO-TEX®, en Europe et au Japon. Ils effectuent des tests indépendants pour vérifier l'exemption de produits toxiques (métaux lourds, phénols chlorés, colorants à potentiel allergène, phtalates, pesticides…).

Au même titre que Bluesign®, le label OEKO-TEX® comporte un volet social. Depuis 2011, le taux d'accident du travail a réduit de 60 %, grâce à la mise en place de mesures préventives pour les employés.Ces dernières sont consacrées aux potentiels dangers liés à la manipulation des produits. Un procédé d'évaluation des risques est mis en place régulièrement, afin de créer par la suite des formations internes pour les employés, destinées à les protéger au maximum des risques. Porter un masque, des bouchons d'oreilles ou des lunettes de protection font partie des gestes quotidiens à effectuer, afin de se prémunir contre les risques sanitaires. Cela est particulièrement important à mettre en place dans des pays en voie de développement, où ce type de mesures est encore peu fréquent.


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Il existe 3 types de certifications et un label indépendant créé OEKO-TEX® :


► OEKO-TEX® STANDARD 100

Cette certification est destinée aux articles textiles, basés sur des critères de non-toxicité. La présence de produits chimiques au sein de la production est très limitée, voire quasi-nulle. Par ailleurs, le vêtement est garanti sans formol, métaux lourds, ni colorants cancérigènes ou allergènes.

Afin de vérifier l'impact sanitaire sur le consommateur, toute une série de tests est effectué. Parmi eux, le test d'absorption cutané permet de vérifier les composants présents dans le textile, grâce à une transpiration artificiellement déclenchée. La présence de produits chimiques est également vérifiée à l'aide de tests de salive artificielle.

► Made in Green

Ce label créé par OEKO-TEX® introduit la notion de traçabilité dans le produit et garantit l'absence de produits nocifs pour la santé. Ainsi, le pays d'origine est indiqué mais également les différentes étapes de production.

Il se base sur des critères environnementaux et sociaux. Ce dernier point est particulièrement important dans ce label, puisqu'il s'engage à respecter l'Organisation Internationale du Travail dans tous les centres de production et à chaque étape de fabrication. Des audits externes sont mis en place dans les usines afin de vérifier les conditions de travail.

Le volet environnemental est également présent dans chaque phase de la production. Chacune de ces phases doit avoir lieu dans des centres de production disposant de certifications environnementales, telles que l'ISO 14001 ou bien l'OEKO-TEX® STANDARD 1000.


► OEKO-TEX®STANDARD 1000

Cette certification se concentre tout particulièrement sur le respect de l'environnement et complète par cela l'OEKO-TEX® STANDARD 100. Notamment car elle concerne l'ensemble de la chaîne de fabrication (des matières premières à la production). Les sites de production sont soumis à des contrôles et audits systématiques, afin de vérifier qu'ils respectent les ressources naturelles. Parmi les critères de respect de l'environnement figurent le traitement des eaux usées et de l'air d'évacuation, l'économie d'énergie et l'exclusion de colorants nuisibles à l'environnement.


► OEKO-TEX® 100 PLUS

Répondant à la fois aux critères de l'OEKO-TEX® STANDARD 100 et 1000, les produits certifiés OEKO-TEX® 100 PLUS se focalisent sur l'élimination des substances toxiques, le respect de l'environnement, les conditions sociales des travailleurs et l'optimisation des ressources utilisées. En somme, il réunit presque toutes les certifications OEKO-TEX® en une seule.

Aux vues de la renommée internationale et de la montée croissante de la tendance écologique, de nombreuses marques ont décidé d'adopter le label OEKO-TEX®.


4. La marque Norrøna et le label Oeko-Tex®

Créée en 1929 par un Jørgen Jørgensen, un norvégien mordu d'activités de plein air, la marque Norrøna a été imaginée dans un contexte particulier. À cause des conditions météorologiques particulièrement hostiles de la Norvège, les produits furent conçus afin de pouvoir résister aux climats les plus extrêmes. Au fur et à mesure des années, la marque a continué dans cette logique, en investissant dans des matériaux de plus en plus résistants, basés sur une technologie de pointe.

Aujourd'hui, la marque souhaite continuer dans cette lancée, tout en s'engageant vers une production plus équitable et durable. Une série d'aménagements a été mise en place au niveau du processus de production (élimination des produits nocifs comme le téflon, utilisation de coton bio, polyester recyclé…) et les conditions de travail (100 % d'électricité renouvelable, tri sélectif, recyclage, sensibilisation des employés aux éco-gestes, charte de bonne conduite…).

Parmi les produits labellisés OEKO-TEX® chez Norrøna, nous avons un faible pour sa gamme de veste down™750. Elle comporte une isolation thermique en duvet à forte capacité isolante et imperméable. La gamme est idéale comme seconde couche en cas de fortes baisses de température.

Bien qu'il s'agisse de duvet de canard, il s'agit d'animaux issus de l'industrie alimentaire et non d'animaux tués uniquement à but vestimentaire. Par ailleurs, l'élevage des oiseaux est conforme aux normes environnementales européennes. Quant aux instructions de lavage, elles se rapportent aux critères de certification OEKO-TEX® 100, qui privilégie l'économie d'eau.

Parmi tous les labels engagés dans une démarche de développement durable, certains se focalisent plus sur la dimension sociale, afin de lutter contre les aléas d'une société mondialisée. C'est le cas du label Fairtrade, qui cherche à apporter une alternative au commerce dit « traditionnel ».


5. Low impact de Millet® et le développement durable

La marque Millet voit le jour en 1921, dans un petit atelier de fabrication dédié aux équipements alpins. Depuis la création de leur marque, les fondateurs de Millet n'ont cessé de développer des produits à l'affût des nouvelles technologies, se présentant souvent comme des précurseurs dans le domaine des vêtements de haute-montagne. C'est grâce à cette idée de dépasser constamment les limites que Millet accompagna les plus grands alpinistes dans leurs ascensions.

Aujourd'hui Millet se fixe un nouvel objectif, toujours au service de la montagne et des grimpeurs. Celui de s'engager à limiter au maximum son impact environnemental.


« Protéger notre terrain de jeu qu'est la montagne ! »


Telle est désormais la volonté de la marque française, qu'elle applique au cours d'une série d'engagements pour la planète. À travers une politique RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) rigoureuse, Millet s'engage à ce que ses produits soient non seulement d'une qualité supérieure, comme il l'a fait ces 80 dernières années, mais qu'ils soient aussi les durables possibles.

Afin d'appliquer au mieux cette philosophie, Millet a créé le référentiel Low Impact, visant à sensibiliser les alpinistes aux équipements écologiques. Ce référentiel a pour but de récompenser les produits possédant le plus faible impact environnemental pour chaque collection. Il se divise en deux catégories : les matières à faible impact environnemental (matériaux recyclés, biologiques, lin, chanvre et autres matières végétales) et les produits certifiés (OEKO-TEX®, Bluesign®…)



Pour cela, la marque a défini tout son processus de production sur la base de l'éco-conception. Il s'agit d'une approche environnementale multi-étapes, qui consiste à avoir une vision globale du cycle de vie d'un produit. Chaque étape de réalisation (extraction des matières premières, fabrication, logistique et gestion de la fin de vie du produit) est ainsi prise en compte. Cette approche se base également sur des critères écologiques clés comme le changement climatique, la toxicité ou le pic d'ozone.

De plus, Millet effectue un travail de traçabilité sur ses matières d'origine animale, afin de vérifier que l'élevage est bien conforme aux normes environnementales.

Comme nous l'avons évoqué précédemment, la labellisation Bluesign® ou OEKO-TEX® implique forcément une réglementation stricte sur l'utilisation de substances chimiques dans les produits et matières premières. C'est pourquoi Millet privilégie l'utilisation du Primaloft®, dont nous avons expliqué les vertus écologiques.


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Pour Millet, l'empreinte carbone fait aussi partie des éléments clés de sa démarche environnementale. Par conséquent, la marque souhaite valoriser la production dans ses propres usines, afin de minimiser les transports.

De l'autre côté de la frontière, une autre firme tout aussi engagée fait ses preuves quotidiennement en tant qu'équipement durable. Tout comme son homologue français, l'allemand Vaude considère que la passion pour les sports de plein-air est inconditionnellement liée au respect de la nature.


6. Green Shape avec Vaude

Vaude (prononcer à l'allemande « faude ») commence sa belle histoire écolo en 1974, lorsqu'un amoureux de la montagne, Albrecht von Dewitz, décide de créer la marque. Du statut de petite entreprise allemande, elle est passée à celui de marque leader sur le marché européen, dans le domaine des sports de montagne.

Outre sa certification Bluesign®, Vaude dispose de son propre système d'évaluation, portant le nom de Green Shape. Grâce à lui, la marque se revendique comme l'équipementier outdoor écologique le plus prometteur d'Europe. Et pour cause, Green Shape en impose…

Ce système d'évaluation garantit que les produits de la marque sont écologiques et équitables, depuis leur naissance jusqu'à leur seconde vie. Tout est fait en sorte que le produit soit réparable ou réutilisable lorsque l'utilisateur n'en voit plus l'utilité.

La marque allemande utilise une métaphore, celle d'un fil vert se retrouvant dans tous les domaines de l'entreprise. Cela signifie que le label Green Shape concerne tout aussi bien les produits que les sites de production, et notamment le siège social de Vaude. Ce dernier est climatiquement neutre (compensation de toutes les émissions carbones), dispose d'une cantine bio et veille au bien-être de ses employés en leur proposant un service de crèche et des cours de sport. En parallèle, un travail de sensibilisation à l'environnement est effectué, en encourageant les salariés à venir au travail par un moyen de transport écologique.



« Nous voulons apporter notre contribution à rendre ce monde meilleur, afin de permettre aux générations futures de continuer à profiter des merveilles de la nature ».


Cet extrait d'une vidéo de présentation de Vaude illustre parfaitement la logique durable dans laquelle s'inscrit la marque.




Au niveau de la production en elle-même, les matériaux utilisés sont durables (coton bio, chanvre, duvet d'élevage respectueux des animaux), certifiés Bluesign®, OEKO-TEX® ou GOTS (autre référentiel portant sur les textiles biologiques). Grâce à ces certifications dehaut-niveau, ils sont parfaitement inoffensifs, aussi bien pour la nature que pour l'homme. C'est notamment le cas pour les teintures écologiques utilisées, qui sont non allergènes ni cancérigènes, contrairement à de nombreuses teintures présentes sur le marché du textile.

Dans le cadre de la certification, tout matériau ou technologie controversée sont immédiatement éliminés. Ces directives ne sont pas seulement appliquées sur les tissus. Elles concernent également les fermetures éclairs, boutons, imprimés, etc.

Prenons l'exemple de la doudoune Kabru Light Jacket II, veste en duvet naturel pour les sports de montagne. Grâce à son évaluation Green Shape, l'utilisateur a la garantie que les matériaux sont certifiés, que le duvet animal est issu d'un élevage biologique et que le traitement du tissu est garanti sans produits nocifs pour l'environnement ou la santé du consommateur. Le label garantit également un lavage facile et écologique, à basse température et sans nettoyage à sec.

Un peu plus au sud, dans les charmantes contrées basques, la marque Ternua s'inscrit dans une démarche similaire.


7. Neokdun® de Ternua

Ternua fait ses premiers pas en 1995, en se spécialisant dans les équipements de randonnée, trekking, trail, running et escalade. Depuis sa genèse, Ternua focalise sa production sur l'innovation technique, afin d'apporter aux sportifs de haut niveau une technologie de pointe. Son nom signifie d'ailleurs « Terre Neuve » en basque.

Par ailleurs, la protection de l'environnement et la solidarité font partie intégrante de l'ADN de Ternua. Ses valeurs s'inspirent directement de la philosophie des anciens baleiniers basques. Malgré leur nécessité de chasser les animaux marins pour leur survie, ils s'efforçaient de répondre à leurs besoins tout en respectant leur environnement. Son joli logo en forme de queue de baleine leur rend hommage et illustre parfaitement l'engagement de Ternua en faveur de la protection animale, et particulièrement celle des cétacés.



Dans ce cadre, la marque collabore avec l'association WDC (Whale and Dolphin Conservation) depuis près de 20 ans. Il y a deux ans, Ternua s'est aussi associée à EOCA, une organisation engagée pour la préservation des écosystèmes.

Le caractère éthique de Ternua se manifeste également à travers son engagement auprès de l'European Outdoor Group, regroupant les plus grandes marques de sports outdoor et d'alpinisme. La vocation du groupe est de veiller à la défense des intérêts communs de l'outdoor européen, notamment à travers l'établissement de normes environnementales.

Comme plusieurs de ses homologues outdoor, une grande partie de la production est certifiée Bluesign® et GOTS, deux pionniers en matière de certification environnementale. Depuis sa certification, Ternua utilise des matériaux organique (100 % de son coton est biologique et certifié GOTS depuis 2009), ainsi que de tissus recyclés, naturels et biodégradables.


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Conformément à la certification Bluesign®, Ternua s'est engagée à éliminer les PFC (perfluorocarbures), un composant hautement toxique, d'ici la fin de l'année 2017. 80% de PFC ont déjà été éliminés en 2016.

L'exemple le plus parlant de son action en faveur de l'environnement reste sans aucun doute l'utilisation d'un produit 100% recyclé, 100% recyclable. Il s'agit de Neokdun, un duvet intégralement recyclé, basé sur une technologie durable et responsable.

Neokdun est issu de produits recyclés (linge de lit ou vêtement) qui arrivent à la fin de leur cycle de vie. Contrairement à la majorité des grandes marques textiles qui les considèrent comme des déchets, Ternua fait partie de ceux qui croient à la seconde chance.



Pour le procédé d'extraction, c'est simple. Le duvet est extrait manuellement de ces produits en fin de vie, pour être traité par la suite. Il s'agit d'un traitement sans aucun produit chimique nocif ajouté et audité par un institut indépendant, afin de garantir son origine éthique. Une fois que le duvet est traité, il est ensuite utilisé comme rembourrage dans différents types de produits.

On retrouve ce duvet dans la doudoune Sefton de Ternua, idéale pour le trekking et la randonnée hivernale grâce à son action coupe-vent et respirante. Son gros plus ? Elle maintient la température corporelle et son rembourrage très léger lui permet d'être transportée très facilement dans votre sac de rando.

Chez Hardloop, nous avons tout de même une petite préférence pour la doudoune Moriah, dont le traitement déperlant protège mieux contre la neige et la pluie fine, en évitant ainsi que le rembourrage ne s'humidifie.

Nous avons jusqu'à présent évoqué les marques outdoor engagées dans des démarches de certification ou de création de leur propre système d'évaluation environnemental. D'autres acteurs font un pas supplémentaire en termes d'engagement. C'est précisément le cas de Patagonia.


II. Tout savoir sur l'engagement et la démarche exemplaire de Patagonia



1. Petite histoire de son engagement et du 1% pour la Planète

La marque Patagonia est le fruit d'un franco-américain plutôt ambitieux, Yvon Chouinard, mordu d'escalade depuis l'âge de 14 ans. Sa passion débute au cœur des montagnes californiennes, où il apprend à grimper et descendre en rappel. Dès lors, l'amour de la montagne ne le quitte plus.

Très vite, il décide de fabriquer son propre matériel, afin de pallier au manque d'équipement des grimpeurs. En 1957, il réalise ses premiers pitons à partir d'une lame qu'il récupère d'une moissonneuse ! En véritable self-made man, il se construit un petit atelier dans l'arrière-cour de chez ses parents, qui devint très rapidement une entreprise fructueuse.

Son association avec l'américain Tom Frost, un grimpeur et ingénieur en aéronautique, marque le début d'une ère nouvelle dans le domaine de l'alpinisme, grâce à leurs idées révolutionnaires.

Inspirés par la fourrure polaire des pêcheurs d'Atlantique Nord, ils décident de créer un tissu spécifiquement dédiés aux montagnards, qui garderait la chaleur sans absorber l'humidité. En 1980, ils élaborent des sous-vêtements à partir de polypropylène, une fibre synthétique ultra-légère qui absorbe l'eau. Ils préconisent de le porter contre la peau, afin d'évacuer la transpiration, et de l'utiliser comme vêtement intermédiaire, sous une veste imperméable. De là naît le fameux concept de la superposition des couches, aujourd'hui bien connu des montagnards.

Cerise sur le gâteau, le polypropylène est un plastique entièrement recyclable, à faible impact écologique ! Ainsi, dès les années 1980, Patagonia se positionne comme l'un des premiers acteurs engagés pour un développement durable. Dans son ouvrage Homme d'affaires malgré moi, Yvon Chouinard relate ses débuts d'auto-entrepreneur qui, au départ vendeur de pitons, devint l'un des acteurs outdoor les plus engagés dans l'écologie.

Face à la déforestation, la pollution croissante et la disparition progressive de nombreuses espèces, Patagonia décide de prendre un tournant écologique dans son mode de commercialisation. A partir de 1985, la marque s'engage à reverser chaque année 1% de son chiffre d'affaire à la protection et la restauration de l'environnement. Grâce à cet engagement sans précédent, 70 millions de dollars ont été reversés à des associations environnementales aux 4 coins du monde.



Cette démarche extraordinaire prend la forme, en 2002, d'une organisation à but non lucratif, portant le nom de 1% for the Planet®. Elle se compose d'entreprises qui, à leur tour, souhaitent prendre part à la protection de l'environnement, en reversant 1% de leur chiffre d'affaire à cette cause. La logique de l'organisation ? Plus les entreprises seront nombreuses à s'engager, moins notre planète souffrira des conséquences de la production humaine.

Les projets environnementaux soutenus par le mouvement 1% sont nombreux. Le premier projet fut la désurbanisation de la vallée du parc national Yosemite, afin de protéger ses ressources naturelles. Chaque année, une nouvelle cause environnementale est choisie par l'organisation (destruction de barrages, protection d'espaces sauvages, corridors biologiques…).



Mais la portée du mouvement ne s'arrête pas là, puisqu'un vrai travail de sensibilisation du consommateur est effectué en amont. Ainsi, tous les 18 mois, une conférence est organisée pour les associations avec lesquelles travaille 1% for the planet. L'objectif est de leur apprendre des outils de communication et marketing clés, afin qu'elles transmettent leur message au grand public.

Au même titre que Vaude, Patagonia a très tôt adopté une politique RSE au sein même de son entreprise. Tous les catalogues sont imprimés sur du papier recyclé et ses centres de distribution utilisent des équipements écologiques, comme des réflecteurs de lumière solaire, des chauffages radiants et des systèmes d'éclairages plus respectueux de l'environnement.

La responsabilité environnementale au niveau de la production en elle-même est devenue un élément majeur à partir des années 1990. À cette période, un premier audit environnemental indépendant est réalisé, qui sera suivi par de nombreuses initiatives équitables et écologiques. Parmi les actions clés de la marque, cinq se démarquent en particulier :


2. Les 5 initiatives majeures pour une consommation plus durable

Le duvet traçable chez Patagonia®

Chez Patagonia, la préservation des ressources inclut aussi bien la flore que la faune. Ainsi, dès 2007, la marque a initié l'élaboration de la norme « Traceable down » (norme traçable), relative aux duvets qu'elle utilise.

À l'heure où de nombreux animaux sont élevés dans des conditions catastrophiques (élevage en batterie, gavage, tortures…), Patagonia souhaite se distinguer des acteurs textiles qui participent à cette maltraitance. La notion de traçabilité est instaurée dans l'intégralité de son processus de production. Concrètement, cela signifie que des contrôles stricts sont effectués depuis la ferme de ponte jusqu'à l'usine de confection, afin de garantir l'absence de gavage et de plumaison à vif. Chaque ferme est ainsi auditée afin de garantir le bon élevage des oiseaux. Par ailleurs, il s'agit uniquement d'oiseaux issus de l'industrie alimentaire et non d'animaux élevés dans le seul but de fournir l'industrie textile. Patagonia n'achète donc que du duvet provenant des abattoirs.

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Le plus gros du travail est celui de la différenciation au sein des usines de nettoyage et des usines de confection. À cette étape de la production, un tri doit être effectué afin de ne pas risquer de mélanger les lots traçables et non traçables, qui ont subi un traitement drastiquement différent.

Dans le but de réaliser ce travail titanesque, le géant des équipements de montagne collabore depuis plusieurs années avec des fournisseurs de duvet, des associations de défense animale et des marques qui produisent ce matériau, afin de mutualiser leurs efforts dans la lutte pour le bien-être animal.

Dans un objectif constant de sensibilisation à la cause animale et environnementale, Patagonia a demandé à NSF International (un organisme indépendant de santé publique) d'adopter cette norme de traçabilité à l'échelle internationale, afin que toute entreprise puisse réaliser cette démarche. Désormais, la norme Global Traceable Down Standard est accessible à n'importe quelle firme textile qui souhaite se faire certifier.

Le travail acharné de Patagonia pour la défense du bien-être animal lui a valu de recevoir la deuxième place du classement Four Paws, une association de défense des animaux, des entreprises les plus engagées.


► L'incontournable coton biologique chez Patagonia

Dans un contexte mondialisé nécessitant une production rapide et à moindre coût, de nombreuses firmes textiles ont adopté l'usage de pesticides pour la culture intensive du coton.

En 1994, Patagonia décide une fois de plus de faire bande à part et de lutter contre cette production de masse. La marque décide alors de privilégier le coton biologique pour toute sa collection. L'objectif était non seulement de commercialiser ses vêtements issus de l'agriculture biologique, mais également de militer pour une agriculture plus durable au sein du secteur cotonnier. En parallèle, la marque avait également pour but d'encourager d'autres entreprises à adopter le même comportement.

Ce fut l'un de ses engagements les plus difficiles à tenir car le vêtement devait à la fois être réalisé en coton biologique, mais également répondre aux critères de qualité des équipements Patagonia. Après avoir essuyé plusieurs échecs auprès de partenaires qui refusèrent d'entreprendre un projet aussi ambitieux, Patagonia décida de développer sa propre chaîne d'approvisionnement de coton. Celui lui permit de créer les fils et tissus dont la marque avait besoin pour réaliser ses vêtements techniques.



Concernant l'idée de faire évoluer l'agriculture vers un chemin plus durable, cela fut également un effort de longue haleine. Alors que le terme « biologique » était très peu connu, un réel travail de pédagogie a dû être effectué auprès du grand public. N'oublions pas qu'internet était existant ! C'est grâce au travail draconien de Patagonia et d'autres leaders précurseurs que ce terme a pu se démocratiser.

En revanche, concernant l'objectif de rallier d'autres entreprises à adopter la même démarche, Patagonia considère que ses efforts n'ont pas payés. Bien que certaines entreprises aient manifesté leur intérêt pour une potentielle transition biologique de leur coton, elles ne sont pas allées jusqu'au bout de cette mesure. À l'heure actuelle, les chiffres n'ont pas changé. La production de coton biologique n'a toujours pas dépassé le seuil des 1% depuis 1996.


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La production de masse s'est même aggravée puisque ce sont aujourd'hui 90% de la production de coton qui sont génétiquement modifiés aux Etats-Unis, et parfois plus dans d'autres pays.

Malgré ces chiffres préoccupants, Patagonia continue d'inciter les entreprises à adopter son modèle, en les sensibilisant aux dangers de plus en plus accrus auxquels fait face la planète. Elle donne notamment l'exemple du désherbant chimique Roundup, inscrit par l'Organisation Mondiale de la Santé sur la liste des « substances potentiellement cancérigènes pour l'être humain ».

La marque française continue à garder espoir et cite l'exemple de l'Inde qui commence activement à développer des cultures biologiques de coton.


► Fair Trade certified

En 2014, Patagonia a décidé d'ouvrir un nouveau volet dans sa démarche de développement durable. Celui du commerce équitable. C'est ainsi qu'à l'automne 2014, la marque participe pour la première fois au programme Fair Trade USA, une ONG américaine très investie auprès des petits producteurs. Grâce à cette initiative, les ouvriers produisant les vêtements Patagonia ont touché 430 000 dollars supplémentaires, de 2014 à 2016. Certains des employés ont ainsi choisi de couvrir leurs dépenses de santé ou l'inscription de leurs enfants à l'université avec ces sommes. D'autres ont choisi d'ouvrir une garderie gratuite pour les ouvriers de l'usine.

L'objectif de la démarche équitable de Patagonia est simple et pourtant peu ancrée dans les mentalités du secteur textile. Il s'agit d'augmenter les salaires des ouvriers pour leur offrir un cadre de vie décent et digne de leur travail. Pour tout produit certifié Fair Trade, la marque verse une prime qui est directement reversée aux ouvriers de ses usines. Ce sont eux ensuite qui choisissent librement ce qu'ils souhaitent en faire.



Le programme Fair Trade met également en place des normes sanitaires et sécuritaires pour les employeurs et encourage la communication entre les employés et la direction. Il ne s'agit donc pas seulement d'une aide financière mais de tout un environnement qui vise à être amélioré.

D'ici l'automne 2017, Patagonia prévoit de lancer sur le marché 300 modèles équitables, soit plus de 100 modèles de plus que l'année précédente.



Une fois encore, Patagonia se place comme un précurseur parmi les différentes initiatives de développement durable puisque la marque est la première à introduire le programme Fair Trade dans des usines du Mexique, d'Amérique Centrale et des Etats-Unis.`


► La certification Bluesign®

Dans une logique de totale transparence, Patagonia a décidé de collaborer avec Bluesign®. L'objectif était de réévaluer l'impact environnemental de sa chaîne de production. La marque s'est donc interrogée sur le moyen le plus efficace pour réduire sa consommation en ressources naturelles et la toxicité de ses produits chimiques, teintures et autres produits de finition.

Comme nous l'avons observé en étudiant la certification Bluesign®, le label étudie chaque phase de la chaîne d'approvisionnement textile, en vue d'éliminer tout produit contenant des substances nocives, et de privilégier les produits sûrs pour l'environnement et les employés.

En 2013 soit 5 ans après que la marque ait rejoint le réseau de partenaires Bluesign®, 15 % des produits Patagonia était constitués de tissus certifiés Bluesign®.

Alors qu'elle était le premier fabricant à rejoindre le réseau de partenaires Bluesign®, plus de 400 marques, fournisseurs et fabricants ont suivi son exemple.


► Quand réparer est un acte radical : coup de cœur pour le Worn Wear

Dans un esprit « consommez moins et mieux », Patagonia a créé le concept du « Worn Wear » deux mots qui peuvent à la fois signifier « porté » et « usé ». Afin d'alerter les consommateurs au fait que les ressources de notre planète ne sont pas illimitées, Patagonia a mis au point des guides de réparation de type : Comment réparer un cordon de serrage défait ? Comment repasser une veste imperméable ? Comment remplacer le zip principal sur une doudoune en duvet Patagonia ? Tout ceci dans le but de garder ses affaires le plus longtemps possible. 40 guides de réparation gratuits sont aujourd'hui disponibles sur le site web de Patagonia. La marque met également à la disposition de ses clients un service de vente d'outils de réparation, en partenariat avec la marque iFixit.




Ainsi, en diminuant le besoin d'acheter des consommateurs, Patagonia fait le choix de ne pas entrer dans une logique de « marketisation » à tout prix. Elle choisit d'inciter les utilisateurs à devenir des consom'acteurs, plutôt que des acheteurs passifs. En prenant cette initiative, la marque participe directement à la baisse de la consommation d'eau, des émissions de CO2 (liées à la fabrication des produits et à leur transport), et des déchets. Le but est de recycler le vêtement le plus longtemps possible.

Une fois encore, le géant californien choisi de se différencier de ses concurrents, en se définissant comme un « environnementaliste radical ». Car réparer quelque chose au lieu de jeter, c'est bien aller dans le vent contraire de nombreuses firmes textiles. Même si de plus en de marques s'engagent vers cette voie. Pour Patagonia, le fait de ne pas acheter en trop est d'ores-et-déjà un engagement en faveur de l'environnement, car c'est de l'énergie qui n'est pas dépensée inutilement. Ne gardons que le nécessaire avec des produits de qualité bénéficiant des meilleurs labels, telle est la logique de Patagonia. En ce sens, elle s'oppose directement à des géants de différentes industries qui fournissent leurs produits sans aucune instruction de réparation, voire, dans certains cas, en bloquant toute tentative de réparation du produit pour inciter à racheter.

La firme dispose également de son propre site de réparation de vêtements auquel le consommateur peut envoyer son produit. Il s'agit du plus grand site de réparation de vêtements d'Amérique du Nord.



Ainsi, Patagonia est un exemple parfait de la philosophie « penser global, agir local », puisque c'est en incitant chaque utilisateur à consommer moins que la marque crée un réel impact sur la consommation globale à travers le monde.

Elle a décidé d'aller encore plus loin dans sa logique de recyclage, en incitant tous ses clients à déposer leurs vêtements Patagonia inutilisables ou irréparables dans le magasin le plus proche de chez eux. Ils sont alors transformés en un nouveau produit ou bien servent à un autre usage si le recyclage n'est pas encore disponible.

Chez Hardloop, nous conseillons tout particulièrement à nos lecteurs de lire l'ouvrage Un business responsable : Les leçons tirées des 40 ans d'expérience de Patagonia, rédigé par le fondateur de la marque Yvon Chouinard. Il relate comment, étape par étape, la marque est aujourd'hui devenue l'un des acteurs outdoor les plus engagés au monde. Il y explique également le devoir de Patagonia en tant qu'entreprise de s'engager dans une démarche responsable et dans une vision à long terme. Ce livre est particulièrement intéressant pour ses conseils et retours d'expériences, visant à montrer au public comment, à son tour, il peut s'engager dans ce type de démarche.

Nous aussi, chez Hardloop, nous souhaitons montrer l'exemple à nos clients et aux internautes qui nous lisent, à travers une série d'engagement que nous avons pris depuis la création de notre marque.


III. La démarche d'Hardloop en faveur de l'environnement



En tant qu'amoureux des sports de plein-air chez Hardloop, il est de notre devoir de préserver ce si beau terrain de jeu qu'est la nature. Notre philosophie rejoint celle de Patagonia, à savoir consommer moins pour consommer mieux. Nous l'appliquons à travers notre promotion des marques engagées pour l'environnement comme Millet, Patagonia, Vaude et tant d'autres pour qui le respect de la nature passe avant tout.

Nous nous rapprochons également de la philosophie de Vaude qui, comme nous l'avons abordé, souhaite permettre aux générations futures de continuer à profiter des merveilles de la nature. Nous considérons que les prochaines générations doivent pouvoir goûter aux plaisirs de marcher, courir, glisser et explorer une planète saine.

Au même titre que Patagonia et son formidable travail de sensibilisation, nous souhaitons également alerter le public sur la nécessité de préserver nos ressources, tout en leur transmettant notre amour inconditionnel pour les sports outdoors.

Dans cette optique, nous avons mis en place 3 actions complémentaires :


1. La sélection de marques engagées

Nous privilégions la collaboration auprès de marques engagées dans la protection de l'environnement. Nous considérons qu'il est de la responsabilité des marques outdoor d'appliquer une démarche responsable aussi bien dans leur processus de fabrication que dans les matières utilisées, la consommation énergétique ou la gestion des flux logistiques.



2. La promotion du : Consommer moins, consommer mieux !

Toujours dans un souci de préservation de la nature, nous souhaitons mettre en avant les produits ayant la plus longue durée de vie possible. Plus leur longévité est élevée, moins leur empreinte écologique est conséquente. C'est pourquoi nous applaudissons à pleines mains l'initiative « Worn Wear » de Patagonia.

Ainsi, l'acheteur devrait se poser des questions essentielles lors de l'acquisition d'un produit. Pourquoi en ai-je besoin ? Quelle en sera l'utilité ? À quoi est-ce que je m'engage en l'achetant ? Nous insistons particulièrement sur ce dernier point en communiquant les différents engagements des marques outdoor dans le domaine du développement durable.

Dans ce cadre, nous encourageons nos clients à acheter des produits recyclés ou recyclables, avec une réelle traçabilité comme celle proposée par Bluesign® ou OEKO-TEX®.


3. Reverser 1% de notre chiffre d'affaires pour l'environnement

Hardloop s'engage à reverser 1 % de son chiffre d'affaires à des organisations de défense de l'environnement. Nous considérons que reverser une partie de nos bénéfices est non seulement un investissement sur le long terme, mais également notre devoir en tant que promoteur des sports outdoor.

Outre notre contribution financière auprès des associations environnementales, nous souhaitons également mettre en avant les innovations et les différentes actions prises par les ONG de défense de la nature. Nous souhaitons tout particulièrement souligner le travail de trois organisations engagées dans la cause environnementale.


► Surfrider

Il y a deux ans, nous mettions en avant la campagne exemplaire de l'ONG Surfrider, pour la collecte de déchets sur les plages, lacs et rivières.

L'ONG nous rappelle que 206 kg de déchets plastiques sont déversés dans l'océan chaque seconde et que 100% des déchets retrouvés sur les plages sont issus de notre consommation. Chez Hardloop, nos membres soutiennent activement l'engagement de Surfider, qui invite tous les citoyens à changer leurs habitudes de consommation, notamment concernant l'achat de produits en matière plastique. Dans la même idée de sensibilisation que le fabricant Patagonia, les organisateurs de collecte de Surfider ont élaboré des kits pédagogiques pour initier le grand public à ce nouveau mode de consommation.


Article - Hardloop

>> Pour l'océan, consommons moins, consommons mieux !


► Zero Waste France

Sur le même modèle, l'association Zero Waste France effectue un travail particulièrement important pour la gestion des déchets sur notre planète. Depuis 20 ans, l'association milite pour une réduction et une gestion plus durable des déchets. En France, chaque citoyen produit 590 kg de déchets à l'année, générant ainsi des pollutions souterraines, aériennes et dans les océans.

Face à ce constat alarmant, Zero Waste France a lancé la démarche zéro déchet, zéro gaspillage, dont le but est à la fois de réduire nos déchets mais également de valoriser ce que l'on génère. Cela passe donc par un changement de système de production, au niveau de la quantité de ressources naturelles et des matières premières utilisées.

L'un des éléments les plus importants afin de faire fonctionner ce système est de changer le rapport que nous, citoyens, avons aux produits que nous achetons. Alors que nous considérons certains produits comme hors d'usage, ils sont en réalité tout à fait réutilisables dans d'autres domaines ou bien réparables facilement. Il en de même pour l'emballage de ces produits, qui devraient tous être fabriqués de façons à être réutilisés selon l'association Zero Waste France.

L'association cherche par ailleurs à sensibiliser les entreprises et les foyers à la notion de recyclage et de compostage, afin de réduire au maximum l'incinération et le stockage, toujours dans le but de préserver nos ressources naturelles.

Dans cette dynamique, Hardloop recycle l'ensemble des cartons et plastiques reçus.


► Planète Urgence

Parce que le volet social fait également partie intégrante de notre engagement chez Hardloop, nous souhaitions mettre en avant le travail exceptionnel de l'association Planète Urgence dans les pays en voie de développement.

Planète Urgence est une association de solidarité internationale dont l'objectif est d'aider au développement économique et social de populations en situations de vulnérabilité ou en proie à la destruction de leurs milieux naturels.

Dans ce cadre, Planète Urgence est à l'origine de nombreux projets de soutien, qui s'effectuent selon trois modalités d'intervention.



L'apport de compétences spécifiques

L'association incite les salariés à prendre un congé solidaire, afin qu'elles puissent partager leurs connaissances diverses (langues, marketing, ingénierie…) auprès des populations vulnérables.

Le partenariat

Afin d'aider les populations locales à bénéficier d'un soutien à long terme, pour pouvoir développer leurs propres projets internes, Planète Urgence s'associe à différentes structures (entreprises, fondations, TPE, collectivités / service public). On peut parler ici de partenariat gagnant-gagnant car, en s'associant avec Planète Urgence, l'aidant développe considérablement son image RSE auprès du public, tout en renforçant l'autonomie des populations locales.

Le financement de projets spécifiques

Les projets de partenariat, bénévolats ou congés solidaires sont multiples (reforestation, restauration d'écosystèmes fragilisés, réhabilitation de logements…). Néanmoins, on peut regrouper le champ d'action de Planète Urgence en trois catégories d'activités.



  • Le renforcement de compétence des adultes. Ce dernier vise à donner accès à une formation professionnelle continue à des millions d'hommes et de femmes qui n'ont pas les finances suffisantes pour avoir accès à une éducation décente. Ces formations s'adressent à un public large et varié (artisans, coopératives villageoises, groupements de femmes, étudiants, petits-entrepreneurs, etc.) Planète Urgence leur apporte des compétences complémentaires afin de les aider à se développer.
  • L'appui socio-éducatif des individus les plus jeunes. Afin d'aider cette catégorie de population à sortir de la pauvreté, Planète Urgence considère que l'éducation et la culture font partie des piliers du développement social. Dans ce contexte, elle intervient au sein des écoles ou des centres culturels, afin d'aider les professeurs et animateurs à développer des activités stimulantes.
  • La protection et la valorisation de la biodiversité. Face à la déforestation accrue et à d'autres types de destructions environnementales, Planète Urgence s'associe à des projets de recherche pour la valorisation de la biodiversité. Elle soutient également des projets de reforestation et de développement économique, en vue d'une exploitation plus durable des ressources dans les pays d'intervention.

Parce que la reforestation fait partie de nos préoccupations numéro 1 chez Hardloop, nous encourageons tout particulièrement le projet de reboisement et protection de la forêt primaire d'Indonésie.

Le concept ? Avec 1 € Planète Urgence s'engage à planter un arbre. Tout euro supplémentaire équivaudra à la plantation d'un arbre supplémentaire.

L'Indonésie est le troisième poumon de la planète. Ce pays, composé de plusieurs centaines d'île abrite une des plus vastes forêts du monde : la forêt tropicale de l'île de Bornéo. C'est un écosystème unique qui est malheureusement menacé notamment en raison des monocultures de palmiers à huiles, de l'urbanisation et de la mauvaise gestion des ressources.

Pour accompagner Planète Urgence, Hardloop s'est engagé à financer la plantation d'un minimum de 7 500 arbres en 2017, 2 000 ont d'ores et déjà été plantés.


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et ce n'est qu'un début ...



En conclusion, comme nous le dit très justement Yvon Chouinard dans un essai publié en 1974 : « Nous ne pouvons plus considérer que les ressources de la terre sont illimitées. »


Malgré l'éveil très progressif des consciences aux enjeux environnementaux, de plus en plus de marques de sports outdoor suivent cette idée de limitation des ressources. Cette sensibilité à l'égard d'un développement durable s'accroît également à niveau social, notamment après le scandale international du Rana Plaza au Bangladesh, où 1 100 personnes ont trouvé la mort lors de l'effondrement de cette usine textile. De nombreuses firmes réalisent la nécessité d'imposer un nouveau mode de fonctionnement à leur système de travail et tirent les leçons des catastrophes écologiques et sociales qui ont eu lieu par le passé.


Mais un long chemin reste encore à parcourir. Chez Hardloop nous restons persuadés que chaque initiative compte car, rassemblées par milliers, elles finiront par tisser une toile éthique, permettant aux générations de demain d'évoluer dans un monde meilleur.