Patagonia : l'avenir de l'énergie appartient aux citoyens


Patagonia et sa campagne We The Power

« L’avenir de l’énergie appartient aux citoyens ». C’est avec ce slogan que la célèbre marque de vêtements et équipements outdoor, Patagonia, lance sa nouvelle campagne « We The Power ». Accompagnée d’un documentaire réalisé par David Garrett Byars, cette campagne met en lumière un nouveau modèle porteur d’espoir : les coopératives citoyennes d’énergie renouvelable. Ces coopératives ont un but très simple : centraliser la production d’électricité au sein des collectivités locales, tout en se tournant exclusivement vers les énergies renouvelables. Si ce mouvement prend de l’ampleur partout en Europe, ce n’est pas un hasard. Les citoyens se rassemblent pour repenser, ensemble, le système énergétique actuel et s’émanciper des grandes entreprises. Transformer le système énergétique semble être une des solutions pour permettre à l’Europe d'atteindre le niveau zéro d’émissions nettes de CO2 requis d’ici 2050, niveau qui permettrait de stabiliser le changement climatique au seuil fixé par les scientifiques de 1,5° C. Aujourd’hui, 1 million d’européens sont impliqués dans le mouvement des coopératives citoyennes d’énergie. En suivant l’évolution actuelle, ce nombre pourrait dépasser les 260 millions d'ici 2050. Autrement dit, 45 % de la demande énergétique de l’UE pourrait provenir des coopératives citoyennes d’énergie renouvelable, rien que ça ! Ce système de coopérative citoyenne est donc plus que jamais d’actualité et semble très attrayant, mais encore faut-il comprendre de quoi il s’agit exactement. Entre les engagements forts de Patagonia, les fondements des coopératives citoyennes d’énergie et leur rôle au sein de la démocratie énergétique, laissez-nous vous présenter cette révolution citoyenne !


« We The Power », la nouvelle campagne Patagonia

« Patagonia est un véritable exemple de ce que les entreprises doivent faire de leur puissance » - Zoe Hart, fondatrice de Mont Blanc 2.0, une association développant des projets de coopératives d’énergie citoyenne dans la vallée de Chamonix.

Forte de ses engagements environnementaux depuis sa création, Patagonia ne cesse de prendre des initiatives audacieuses. Après le coton biologique, les matériaux recyclés ou encore l’agriculture régénératrice, la marque se tourne désormais vers les coopératives citoyennes d’énergie. Convaincue que ces coopératives peuvent nous aider à ralentir le réchauffement climatique, la marque ne souhaite qu’une chose : que son documentaire lance le mouvement partout dans le monde. « We The Power » est une campagne d’envergure qui aura demandé plus de 18 mois de travail à Patagonia. Le point fort ? Un documentaire de 40 minutes, réalisé par David Garrett Byars, qui met en lumière l’histoire des pionniers ayant ouvert la voie aux coopératives citoyennes partout en Europe. Avant de partir à la découverte de ces personnalités fortes et inspirantes, laissez-nous vous présenter rapidement ce que sont concrètement les coopératives d’énergie renouvelable.



Qu’est-ce qu’une coopérative citoyenne d’énergie ?


Qu’est-ce qu’une coopérative citoyenne d’énergie ?

Vous en avez peut-être déjà entendu parler, pourtant, elles restent en majorité inconnues du grand public. Patagonia présente dans sa campagne des initiatives de plusieurs pays européens comme l’Angleterre, l’Allemagne ou l’Espagne. Mais il existe également de très nombreux projets par exemple en France, en Belgique ou encore aux Pays-Bas. Mais alors, en quoi cela consiste-t-il concrètement ?

Pour l’expliquer simplement, une coopérative citoyenne d’énergie renouvelable représente un groupe de citoyens qui décide de mettre en place un système énergétique décentralisé en faveur de la transition énergétique. Au sein de ces coopératives, les citoyens produisent et contrôlent leur propre énergie renouvelable, ce qui leur permet de mettre en place une gestion communautaire de l’électricité, en privilégiant les énergies vertes. Ce sont également des projets locaux qui permettent de faire circuler les bénéfices au sein même des communautés. Fonctionnant en étroite collaboration avec la municipalité locale, la mise en place d’une coopérative suit la plupart du temps le schéma suivant :

  • Création de la structure et recherche de participants
  • Investissements dans l’installation d’un système d’énergie propre (solaire, éolien ou hydraulique)
  • Revente au réseau national

Dans les faits, chaque coopérative d’énergie citoyenne fonctionne différemment. Chaque coopérative dispose, en effet, de ses propres règles, qui permettent de donner un cadre à la structure et de définir le fonctionnement. Dans la très grande majorité des cas, chaque membre de la coopérative dispose d’une unique voix, quelle que soit sa place dans la structure ou le montant de son investissement. Le but : faire évoluer au mieux la coopérative et investir dans des projets d’avenir au sein de la communauté.

Autre point très important dans la mise en place des coopératives citoyennes d’énergie : le cadre légal. Donner un cadre légal à ces initiatives permet aux citoyens d’avoir les outils nécessaires pour mettre en place sereinement leur structure. En Europe, nous avons la chance d’avoir un cadre juridique progressiste, favorable aux coopératives citoyennes. Pour l’Union Européenne, cela ne fait aucun doute : les coopératives citoyennes d’énergie sont idéales pour permettre la transition énergétique.

We The Power nous amène d’ailleurs à la rencontre de Josh Roberts, juriste pour REScoop, la fédération européenne des coopératives énergétiques citoyennes. En 2019, cette fédération a réussi à convaincre les partis politiques et les syndicats européens d’adopter le Clean Energy Package. Cela a permis la mise en place de règles pour le marché, afin de favoriser une production propre et efficace. Grâce à l’adoption de ce « Clean Energy Package », chaque citoyen européen est aujourd’hui capable d’agir dans le domaine énergétique, ce qui n’est pas négligeable !

Outre ces avancées juridiques, les gouvernements et les municipalités soutiennent de plus en plus de projets de coopérative d’énergie citoyenne, à l’échelle locale, ce qui est encourageant pour l’avenir de ces structures innovantes. Les entreprises énergétiques sont, elles aussi, enclines à participer à ces projets. En France, Enedis achète par exemple l’électricité issue de ces coopératives à un prix fixe !  

L’engouement actuel d’un tel système ne doit rien au hasard. Au-delà de l’aspect environnemental, elles permettent de créer un véritable cercle vertueux au sein des communautés locales. Les avantages d’un tel système sont nombreux :

  • Augmenter significativement l’utilisation des énergies propres
  • Mieux contrôler la consommation d’énergie
  • Créer des fonds qui restent au sein de la communauté
  • Créer des emplois locaux
  • Donner une chance aux jeunes de s’investir dans leur communauté et d'acquérir une expérience terrain (par exemple en installant des panneaux solaires)
  • Travailler main dans la main avec les gens de sa communauté afin de créer un projet commun

Pour résumer, le système des coopératives citoyennes d’énergie est totalement généralisable, et permet, sur le long terme, d’augmenter la demande en énergies propres. C’est également un fonctionnement qui sert un idéal démocratique et change la manière dont nous produisons notre énergie. Elles remettent l’énergie, l’argent et le pouvoir décisionnaire au niveau local, ce qui représente une solution à une partie de nos défis actuels. Il y a d’ailleurs des hommes et des femmes d’exception, partout en Europe, qui ont compris les grands enjeux des coopératives citoyennes d’énergie depuis bien longtemps. C’est eux que Patagonia a décidé de mettre en avant dans son documentaire, We The Power.


À la découverte des pionniers du mouvement


À la découverte des pionniers du mouvement


Sebastian Sladek et son projet EWS Schönau  

« Peut-on faire confiance aux grandes entreprises ? Mon instinct me dit que non » - Sebastian Sladek

Sebastian Sladek présente le projet de ses parents, dont il est aujourd’hui le visage. Pionniers du mouvement, ses parents ont lancé EWS Schönau dans les années 80, en réaction aux dangers du nucléaire révélés brutalement par la catastrophe de Tchernobyl.

La plupart des citoyens, partout en Europe, vouaient jusqu’à cette catastrophe une confiance aveugle en l’énergie nucléaire qui se développait à grande échelle. Après ce drame, et convaincu de la nécessité de protéger leurs enfants, les parents de Sebastian (et une dizaine d’amis à eux) ont décidé de reprendre en main leur production d’électricité en s’emparant du réseau électrique. Coupé dans leur élan par le camp adverse, c’est un référendum qui a été demandé, et remporté (de peu) par les parents de Sebastian. Après cette victoire, une question s’est alors posée : « comment réunir les 4 millions de marks dont nous avons besoin pour racheter le réseau? ». Simple audace ou lueur de génie, ils ont alors fait appel aux 50 plus grandes entreprises de publicité du pays. À la surprise générale, 15 d'entre elles ont accepté de les aider bénévolement à lever des fonds en relayant leur messages. Les fonds ont alors afflué de tout le pays, et le projet que nous connaissons aujourd’hui a pu naître.

Sebastian Sladek et son projet EWS Schönau


Dirk Vansintjan et son projet EcoPower

« Je crois fortement que l’on peut montrer aux gens qu’en collaborant et coopérant, nous pouvons prendre le contrôle de la production d’énergie et résoudre un grand nombre de problèmes » - Dirk Vansintjan

Comme les parents de Sebastian Sladek, Dirk Vansintjan a été l’un des premiers à se lancer dans les coopératives citoyennes d’énergie. Il a toujours été convaincu d’une chose : la propriété collective est la réponse à tous nos problèmes et la transition énergétique ne pourra se faire que si nous donnons la possibilité aux citoyens de produire leur énergie. Alors imaginez sa réaction quand il a découvert un moulin en ruine ! Un moulin qui avait produit de l’électricité jusque dans les années 1968 ! Dirk Vansintjan a alors décidé de restaurer ce moulin et de s’en servir pour produire l’électricité dont sa famille avait besoin. Très rapidement, le moulin s’est mis à produire plus d’électricité que ce dont Dirk avait besoin. Naturellement, ce dernier a donc souhaité revendre ce surplus au réseau général. Quelle ne fut pas sa surprise quand on lui a annoncé qu’il faudrait payer une entreprise énergétique pour qu’elle récupère le surplus, et non l’inverse ! C’est dans ce contexte qu’il a créé en 1991 une coopérative citoyenne, EcoPower. Si le début de cette aventure a été très solitaire, EcoPower est l'image même d’une véritable success story. La coopérative belge compte aujourd’hui plus de 60 000 membres et fait partie d’un groupe public non lucratif. Fort de cette expérience, Dirk a voulu aller plus loin et inspirer tous les citoyens en Europe. C’est pour cela qu’il a créé REScoop, la fédération européenne des coopératives d’énergie renouvelable. Président de cette fédération, Dirk ne souhaite qu’une chose : donner les moyens aux citoyens de produire librement leur électricité. REScoop milite d’ailleurs au niveau européen pour faire évoluer le cadre législatif. C’est à cette fédération que nous devons le pack de lois adopté par la commission européenne en 2019.

Dirk Vansintjan et son projet EcoPower


Nuri Palmada et son projet Som Energia

« Il est de notre devoir d’être optimiste » - Nuri Palmada

Plus récemment, Patagonia nous fait découvrir Nuri, une ingénieure industrielle qui a suivi la voie des énergies renouvelables au début des années 2000. Son projet de coopérative citoyenne est né simplement de son désir de créer sa propre électricité en installant des panneaux solaires sur son toit. Si une telle initiative peut nous sembler tout à fait normale aujourd’hui, cela n’a pas été si simple pour Nuri. Les grosses entreprises et le gouvernement espagnol étaient, à l’époque, fermement contre les énergies renouvelables. A cette époque une “taxe solaire” était d’ailleurs en vigueur. Le principe était simple : les citoyens souhaitant produire leur propre électricité devaient payer une taxe, simplement pour avoir le droit d’utiliser cette énergie. Porté par ses convictions, Nuri s’est battue pour faire évoluer les choses. Aujourd’hui, Som Energia, dont Nuri est membre du conseil, compte plus de 66 000 membres ! Et Nuri le sait, ce projet a pu décoller grâce à la prise de conscience générale des citoyens espagnols. En effet, c’est après la diffusion d’un reportage sur les oligopoles énergétiques, à la télévision espagnole, que la coopérative a pris de l’ampleur. La crise financière a ensuite accentué ce manque de confiance que les citoyens avaient envers les grandes entreprises et le gouvernement. Beaucoup se sont alors investis dans ce projet pour que leur argent soit utilisé à bon escient, pour des choses qui ont du sens.

Nuri Palmada et son projet Som Energia


Agamemnon Otero et ses projets Repowering London et Energy Garden

« Il existe deux formes d’énergie. L’énergie renouvelable et l’énergie humaine. L’esprit de ruche qui peut tout renverser. Et c’est ce qui me fait croire qu’on peut changer les choses » - Agamemnon Otero

Cette fois à Londres, Agamemnon est le directeur et fondateur de Repowering London et Energy Garden, deux projets de coopérative citoyenne en Angleterre. Charismatique et plein d’énergie, Agamemnon a créé ces projets pour lutter contre la précarité énergétique, réintégrer les jeunes au sein de leur communauté et développer les énergies renouvelables. Agamemnon permet aux populations locales de comprendre comment fonctionne la production d’énergie et d’adapter leur consommation à ce qui est produit au sein même de leur communauté locale. La spécialité d’Agamemnon ? Accorder beaucoup d’importance aux jeunes de sa communauté, en leur faisant bénéficier de programmes de formation de qualité. Cela leur permet de se sentir plus impliqués dans le projet, puisque ce sont eux qui installent directement les panneaux solaires sur les toits de leur collectivité. Cela crée une responsabilité collective, et fait en sorte que tout le monde puisse bénéficier du système. La priorité d’Agamemnon est simple : s’assurer que personne ne soit laissé derrière.

Agamemnon Otero et ses projets Repowering London et Energy Garden


Zoe Hart et son projet Mont Blanc 2.0

« Se reconnecter avec des gens qui s'intéressent aux mêmes choses, c’est ce qui nous donne l’énergie de continuer. C’est important de savoir que l’on n’est pas seul » - Zoe Hart

Si les projets de coopératives fleurissent un peu partout en Europe, notre territoire national n’est pas en reste. Afin de découvrir une des nombreuses initiatives « Made in France », nous avons eu la chance de rencontrer Zoe Hart, guide de haute montagne américaine, à l’origine d’un projet de coopérative citoyenne d’énergie renouvelable. Poussée par Patagonia, avec qui elle a travaillé pendant de longues années, elle a décidé de lancer son projet dans la vallée de Chamonix, où elle réside depuis 2001. C’est comme cela qu’est né Mont Blanc 2.0, une association ayant pour but d’encourager et de mettre en place des projets environnementaux partout dans la vallée de Chamonix. Les aléas liés aux élections municipales et à la complexité d’un tel projet ont nettement ralenti la création de cette association. La bureaucratie, l’argent, le temps, les intérêts divergents et les visions différentes des membres ont été des obstacles importants, qu’il a fallu surmonter avec flegme. Grâce à l’investissement sans faille de Zoé et sa petite équipe de fidèles, Mont Blanc 2.0 a pu voir le jour il y a quelques mois. Cette association à but non lucratif permet de porter des projets partout dans la vallée, et de soutenir par exemple la future création d’une coopérative citoyenne à Chamonix. Si Zoe et son équipe ont d’abord envisagé de créer eux-même cette coopérative, c’est finalement la mairie elle-même, avec une équipe de 7 personnes et le soutien de l’association, qui a décidé de porter ce projet. Cette coopérative va rejoindre l’association tout en permettant à cette dernière de garder son indépendance. Pour Zoe, cela est essentiel. Son but : encourager d’autres villes de la vallée à suivre le mouvement !

Zoe Hart et son projet Mont Blanc 2.0


Par le biais de cette campagne, Patagonia informe et met en lumière tous les acteurs qui, comme eux, font quotidiennement bouger les choses. Et comme Patagonia ne fait jamais les choses à moitié, la marque n’a pas seulement décidé de sensibiliser sur cette cause qui lui tient tant à cœur. C’est tout son approvisionnement en électricité qu’elle a décidé de repenser, en se tournant vers les coopératives citoyennes d’énergie pour répondre à l’ensemble de leurs besoins énergétiques, que ce soit dans leurs boutiques ou dans leurs bureaux. Au siège européen de la marque à Amsterdam, ce sont des panneaux solaires qui ont été installés sur le toit du bâtiment, en lien avec la coopérative solaire Ecostroom. Et si We The Power met exclusivement en lumière les coopératives citoyennes d’énergie, ces dernières s’inscrivent dans un mouvement plus large, celui de la démocratie énergétique.

 

Les coopératives citoyennes, au sein du mouvement de la démocratie énergétique



La démocratie énergétique est un mouvement en plein essor en Europe. Visant à redonner le pouvoir aux citoyens, elle apparaît en réponse à des problématiques précises, liées à notre système énergétique actuel. En grande majorité centralisé, le système énergétique mondial repose à 60 % sur le pétrole et le charbon, et la production d'énergie primaire dans le monde a plus que doublé entre 1973 et 2012. Imaginez, nous produisons en moyenne, chaque jour, 86,8 millions de barils de pétrole, et plus de 21,4 millions de tonnes de charbon. En plus de cette consommation trop importante d’énergies fossiles, la question de la pauvreté énergétique se dessine également en toile de fond. En effet, plus d’1,3 milliard de personnes sont encore aujourd’hui sans accès à l’électricité et 1 milliard supplémentaire possède seulement un accès limité. En France, près de 12 % des Français ont connu des difficultés à payer leurs factures d’énergie en 2019, selon l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), ce qui représente 3,5 millions de ménages.  

« Beaucoup de personnes sont en difficulté et se demandent : entre chauffer ma maison et me nourrir, que dois-je faire ? » Agamemnon Otero, directeur et fondateur de Repowering London et Energy Garden

Bien plus qu’une question écologique, la démocratie énergétique, et par conséquent les coopératives citoyennes d’énergie, s’inscrivent donc dans une dynamique sociale importante. Plus précisément, ce système s’articule autour de plusieurs principes de bases :

  • Accès universel et justice sociale : permettre à chacun d’accéder à une énergie de qualité, à un prix abordable.
  • Energie renouvelable, durable et locale : mettre fin à l’utilisation des énergies fossiles et repenser localement le système énergétique
  • Propriété publique et sociale : permettre l’émergence de nouvelles formes de propriétés publiques servant l’intérêt général, avec des moyens de production socialisés et démocratisés.
  • Prix juste et emplois vertueux : la transition doit être portée par les travailleurs pour garantir des emplois de qualité, avec des salaires suffisants, dans le secteur des énergies renouvelables.
  • Participation démocratique : permettre aux citoyens de participer à la politique énergétique.

En synthèse, la démocratie énergétique a pour but de réinventer la manière dont nous produisons, distribuons et utilisons notre énergie, afin de faire passer le pouvoir, des entreprises aux collectivités locales. Pour les adeptes de ce système, ce sont le contrôle démocratique et la propriété sociale des ressources, des infrastructures et des options énergétiques qui nous permettront d’aller vers une transition énergétique viable. Et aujourd’hui, même les chiffres sont encourageants : la production de pétrole et de gaz pourrait diminuer de 40 % d’ici 2030 !


« Mon rêve est qu’il y ait 100 % d’énergie renouvelable dans le monde. De l’énergie par les citoyens, pour les citoyens. » - Sebastian Sladek, fils des fondateurs d’EWS Schönau et membre du conseil

« Join, Invest, Build ». Voilà donc le leitmotiv de la campagne We The Power que porte Patagonia. Comprenez : « rejoignez, investissez, créez ». Le message est clair. Peu importe ce que vous faites dans la vie, ce qui vous a mené sur le chemin des coopératives citoyennes ou encore les connaissances que vous possédez sur le sujet, les coopératives citoyennes d’énergies n’attendent que vous. Non, non, s’investir dans des coopératives n’est pas réservé aux activistes. Vous cherchez de beaux projets pour investir ? Devenez actionnaire dans une coopérative. Vous souhaitez donner de votre temps ? Participez au fonctionnement d’une coopérative. Vous possédez des espaces exploitables ? Alors n’hésitez pas à proposer une installation de panneaux solaires à une coopérative près de chez vous. Vous êtes un simple particulier qui souhaite encourager ce changement ? Choisissez un fournisseur d’électricité qui s’approvisionne auprès de ces coopératives ! Et enfin, pour les plus courageux d’entre vous qui souhaitent se lancer dans une grande aventure et créer leur propre coopérative, nous n’aurons qu’un seul conseil : n’ayez pas peur ! Quel que soit l’angle d’implication que vous choisissez, c’est une révolution que vous menez ! Et c’est bien là toute la beauté de la démocratie énergétique.

Vous savez maintenant tout sur l'engagement de Patagonia envers la démocratie énergétique, par le biais des coopératives citoyennes d'énergie. Vous avez été inspiré et vous souhaitez dorénavant mieux consommer ? Contactez notre équipe directement par téléphone au 01 84 67 14 24 (Appel gratuit) ou par email à hello@hardloop.com ! Nous nous ferons un plaisir de vous conseiller sur nos nombreux produits éco-conçus et/ou de vous orienter parmi les différents labels écologiques existants.


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Crédits photos (dans l'ordre d'apparition) : (1,2,3,4,5,6,7,8,9) ©Patagonia

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